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Impôt sur la fortune d’une société au Luxembourg : simulez le vôtre

Temps de lecture : 51 minutes

Publié le  par  Jean-Pierre Berckmans

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Article à jour au 8 octobre 2026, barèmes de l’année d’imposition 2026.

Résumé : Une société de capitaux luxembourgeoise paie chaque année un impôt sur la fortune, même sans bénéfice. L’impôt normal vaut 0,5 % de sa fortune nette au 1er janvier ; l’impôt minimum vaut 535, 1 605 ou 4 815 euros selon le total de son bilan, diminué de l’impôt sur le revenu dû au titre de l’année précédente. La société paie le plus élevé des deux. Le simulateur ci-dessous fait le calcul pour votre société.

Une Sàrl qui n’a encore rien facturé reçoit malgré tout un avis d’impôt de 535 euros, et une holding qui ne fait que détenir sa filiale peut en recevoir un de 4 815 euros. Certains de nos clients ne découvrent cet impôt qu’à ce moment-là, alors qu’il était prévisible dès la constitution : l’impôt sur la fortune ne regarde pas le résultat de l’exercice, il regarde ce que la société possède et la taille de son bilan.

Chez HBC Group, nous accompagnons depuis plus de 20 ans des entrepreneurs dans la création et la gestion de leur société au Luxembourg, et plus de 700 sociétés ont été constituées sur ce parcours. La question revient régulièrement au moment du premier bilan, et j’ai donc voulu un outil qui montre les deux calculs côte à côte, plutôt qu’un taux isolé qui ne dit pas lequel des deux s’appliquera.

Simulez l’impôt sur la fortune de votre société

Indiquez le total du bilan, les dettes, les participations et la trésorerie. Le simulateur calcule l’impôt normal, l’impôt minimum, et retient le plus élevé. Les options d’« Affiner le calcul » couvrent l’impôt sur le revenu de l’année précédente, les immeubles et la réduction par réserve.

Simulateur d’impôt sur la fortuneIF normal ou IF minimum : ce que votre société doit pour l’année

Barème

Année d’imposition, dont la date clé est le 1er janvier.

Société

Exemples

Bilan au 1er janvier

Total du dernier bilan clôturé. Curseur gradué sur les paliers de l’impôt minimum, saisie libre au-delà.

Dettes certaines envers les tiers et les associés, et provisions qui correspondent à une dette réelle.

Emprunts qui ont financé une participation exclue de la fortune : ils ne sont pas déductibles.

Participations, titres immobilisés, prêts aux filiales (compte 23).

Participations exclues de la fortune selon le § 60 de la loi d’évaluation, notamment au moins 10 % du capital ou un coût d’au moins 1,2 million d’euros.

Banque et caisse, valeurs mobilières, créances sur entreprises liées (comptes 41, 50 et 51). Plafonnés aux actifs restants.

Affiner le calcul : IRC, immeubles, réserve IF
Montant de l’impôt avant imputations.
Pour investissement ou embauche de chômeurs. L’impôt minimum n’est réduit que de l’IRC net de ces bonifications.
Valeur au bilan des biens qu’une convention fiscale réserve à l’autre État : ils sortent du bilan retenu pour le minimum et de la fortune.
Compris dans le total du bilan.
Montant notifié par l’administration. Vide : on retient la valeur au bilan.

0 €Impôt sur la fortune dû
IF normal
0 €IF normal (0,5 % de la fortune)
0 €IF minimum après réduction
Détail du calcul Montant
Actifs financiers / total du bilan

Total du bilan Minimum 2017 à 2024 Minimum 2025 et suivants

Simulation indicative, fondée sur le § 8 et le § 8a de la loi concernant l’impôt sur la fortune et sur la circulaire I. Fort. n° 56 du 12 mai 2026 de l’Administration des contributions directes. Les actifs autres que les immeubles sont pris à leur valeur au bilan, alors que la fortune retient une valeur fiscale qui peut s’en écarter. Le calcul ne traite ni le plafond de l’impôt minimum des groupes intégrés, ni l’amortissement différé, ni les dettes liées aux biens situés à l’étranger, et n’applique aucun arrondi. Il ne remplace pas l’avis d’un comptable ou d’un fiscaliste sur votre situation.

Parler de votre société avec HBC Group

Deux calculs, un seul impôt : la société paie le plus élevé

La loi concernant l’impôt sur la fortune (VStG) prévoit deux montants pour chaque société résidente. Le premier, l’impôt normal, dépend de sa fortune nette. Le second, l’impôt minimum, dépend uniquement du total de son bilan. L’administration compare les deux et retient le plus élevé, ce qui explique qu’une société au bilan important mais à la fortune nette faible (parce qu’elle est financée par emprunt, par exemple) paie le minimum.

L’impôt normal : 0,5 % de la fortune nette au 1er janvier

La fortune nette se mesure au 1er janvier de chaque année, la date clé. Elle comprend tout ce que la société possède (immobilisations, stocks, créances, trésorerie, titres), diminué de ses dettes. Le taux est de 0,5 % jusqu’à 500 millions d’euros de fortune imposable ; au-delà, l’impôt vaut 2,5 millions d’euros plus 0,05 % de l’excédent.

Trois corrections changent souvent le résultat :

  • Les participations qualifiantes sont exclues. Une participation détenue directement dans une filiale soumise à un impôt comparable sort de la fortune si elle atteint, à la clôture de l’exercice qui précède le 1er janvier, au moins 10 % du capital ou un prix d’acquisition d’au moins 1,2 million d’euros (paragraphe 60 de la loi d’évaluation). C’est ce qui rend l’impôt normal d’une holding souvent très faible.
  • Les dettes qui financent ces participations ne se déduisent pas. Un emprunt contracté pour acheter une filiale exonérée ne réduit pas la fortune imposable.
  • Les immeubles situés au Luxembourg entrent pour leur valeur unitaire, une valeur fiscale fixée par l’administration et souvent très inférieure à leur valeur au bilan.

Le simulateur part des valeurs du bilan, que vous connaissez, et vous laisse remplacer celle des immeubles par leur valeur unitaire si vous l’avez. Pour les autres actifs, la loi retient une valeur fiscale qui peut s’écarter de la valeur comptable, notamment dans les sociétés qui ont des plus-values latentes.

L’impôt minimum : 535, 1 605 ou 4 815 euros selon le total du bilan

Depuis l’année d’imposition 2025, l’impôt minimum ne dépend plus que du total du bilan :

Total du bilan Impôt minimum depuis 2025
jusqu’à 350 000 € 535 €
de 350 001 € à 2 000 000 € 1 605 €
plus de 2 000 000 € 4 815 €

Le total retenu est celui du dernier bilan clôturé au cours de l’année qui précède la date clé, quelle que soit la date de clôture : pour l’impôt au 1er janvier 2026, c’est le bilan au 31 décembre 2025, ou au 30 juin 2025 pour un exercice décalé. Les participations et les immeubles y figurent pour leur valeur au bilan, sans les exclusions de l’impôt normal. La circulaire de l’administration fiscale du 12 mai 2026 retire toutefois du total les immeubles et les établissements stables situés dans un pays qui, par convention fiscale, en garde seul le droit d’imposer. Son exemple est parlant : une société dont le bilan de 1 860 000 euros contient un immeuble en France de 1 500 000 euros ne retient que 360 000 euros, et paie un minimum de 1 605 euros au lieu de 4 815. Ces biens étrangers sortent aussi de la fortune imposable à l’impôt normal.

Seules les sociétés résidentes paient ce minimum. Une société étrangère qui possède un établissement stable ou un immeuble au Luxembourg n’est imposée que sur cette fortune luxembourgeoise, à l’impôt normal.

Le total du bilan saisi dans le simulateur détermine le palier de l'impôt sur la fortune minimum

Pourquoi une société bénéficiaire paie rarement le minimum

Le minimum est réduit de l’impôt sur le revenu des collectivités (IRC), contribution au fonds pour l’emploi comprise, dû au titre de l’année précédente, après imputation des éventuelles bonifications d’impôt pour investissement ou pour embauche de chômeurs. Une société dont l’IRC dû l’an dernier atteint au moins 4 815 euros ne paie donc plus de minimum ; elle paie seulement l’impôt normal sur sa fortune.

Prenons une société au bilan de 2,5 millions d’euros dont l’IRC dû l’année précédente s’élevait à 2 000 euros. Son minimum de 4 815 euros tombe à 2 815 euros. Si sa fortune nette est de 600 000 euros, l’impôt normal vaut 3 000 euros, et c’est lui qu’elle paie. Si sa fortune nette n’est que de 300 000 euros, l’impôt normal vaut 1 500 euros, et elle paie le minimum réduit de 2 815 euros.

Notez tout de même le cas de la première année. Une société n’entre dans l’impôt sur la fortune qu’au 1er janvier qui suit sa constitution. Lorsque son premier exercice se clôt dans l’année de la constitution, son premier minimum est réduit de l’IRC de cet exercice ; une société encore sans bénéfice paie donc le minimum entier de son palier. Si le premier exercice se prolonge sur l’année suivante, demandez à votre comptable quel bilan l’administration retiendra.

Ce que la réforme de 2025 a changé : la fin de la règle des 90 %

Jusqu’à l’année d’imposition 2024, le minimum suivait deux logiques. Une société dont les actifs financiers (participations, prêts aux sociétés liées, valeurs mobilières et avoirs en banque) dépassaient 90 % du bilan et 350 000 euros payait 4 815 euros, quel que soit son bilan. Les autres sociétés suivaient sept paliers qui allaient jusqu’à 32 100 euros pour un bilan de plus de 30 millions d’euros.

Total du bilan De 2017 à 2024 Depuis 2025
jusqu’à 350 000 € 535 € 535 €
350 001 € à 2 000 000 € 1 605 € 1 605 €
2 000 001 € à 10 000 000 € 5 350 € 4 815 €
10 000 001 € à 15 000 000 € 10 700 € 4 815 €
15 000 001 € à 20 000 000 € 16 050 € 4 815 €
20 000 001 € à 30 000 000 € 21 400 € 4 815 €
plus de 30 000 000 € 32 100 € 4 815 €
Actifs financiers au-delà de 90 % du bilan et de 350 000 € 4 815 € supprimé

Saisie à propos d’une société dont le bilan se situait entre 350 001 et 2 millions d’euros, la Cour constitutionnelle a jugé la règle des 90 % contraire au principe d’égalité dans son arrêt n° 00185 du 10 novembre 2023. En attendant la réforme, elle a ordonné d’appliquer à ces sociétés le palier ordinaire chaque fois qu’il leur est plus favorable : une petite holding au bilan d’un million d’euros doit donc 1 605 euros au lieu de 4 815, y compris pour les années antérieures dont l’imposition n’est pas définitive. La loi du 20 décembre 2024 a ensuite supprimé la règle et ne garde que le total du bilan. Les grandes sociétés y gagnent le plus, puisque leur minimum passe de 32 100 à 4 815 euros.

Le simulateur garde l’ancien barème (bouton « 2017 à 2024 »), corrigé par l’arrêt, pour vérifier un avis portant sur une année antérieure.

Présentation en réunion du barème 2025 de l'impôt sur la fortune minimum au Luxembourg

La réserve IF : réduire l’impôt normal, à condition de ne pas distribuer

Une société qui paie l’impôt normal peut le réduire en affectant une réserve spéciale égale à cinq fois la réduction demandée, maintenue au bilan pendant les cinq années suivantes. La demande se fait dans la déclaration d’impôt de l’année précédente, et la réserve doit être dotée au plus tard dans le bilan de l’année concernée, sur le bénéfice ou, à défaut, sur des réserves libres existantes.

La réduction a deux plafonds. Elle ne dépasse pas l’IRC de l’année précédente, fonds pour l’emploi compris et calculé avant imputations (après imputations si la société a opté pour l’amortissement différé). Elle ne fait pas non plus descendre l’impôt sous le minimum qui serait dû. Une société qui paie déjà le minimum ne peut donc rien réduire par ce moyen.

L’exemple de la circulaire du 12 mai 2026 montre l’ordre de grandeur : une société dont la fortune imposable atteint 13,5 millions d’euros doit 67 500 euros d’impôt normal. Son IRC de l’année précédente s’élevait à 125 000 euros, dont 123 000 euros effacés par une bonification d’impôt pour investissement : son minimum ne baisse donc que de 2 000 euros et reste à 2 815 euros. Elle peut obtenir une réduction de 64 685 euros et ne payer que ce minimum, à condition de bloquer une réserve de 323 425 euros pendant cinq ans. Si elle distribue cette réserve avant le terme, l’impôt économisé revient, à raison d’un cinquième du montant distribué.

Dans la pratique, c’est l’outil le plus utile pour une société qui accumule ses bénéfices sans les distribuer, et le plus dangereux pour celle qui prévoit un dividende exceptionnel dans les cinq ans. Cochez l’option dans le simulateur pour voir la réduction et la réserve à doter.

Cas concret : 185 000 euros d’impôt sur la fortune effacés par un placement de trésorerie

La réserve devient spectaculaire lorsqu’une holding dort sur une trésorerie importante. Prenons une société résidente dont la fortune nette imposable atteint 37 millions d’euros, dont 27 millions de liquidités. Sans rien faire, elle doit chaque année 185 000 euros d’impôt sur la fortune (37 millions × 0,5 %), et son minimum ne joue pas puisque l’impôt normal le dépasse largement.

Supposons qu’elle place ces 27 millions pendant une année entière à l’Euribor 12 mois majoré d’un point, soit 4,177 % avec un Euribor à 3,177 % (taux retenu à titre d’illustration ; il varie et doit être vérifié au moment de placer). Ce rendement est une hypothèse de travail : avec moins de 4 % environ sur 27 millions, l’IRC de l’année ne couvre plus la totalité des 185 000 euros et la réduction n’est que partielle. Le calcul se lit ainsi, sans autre revenu, frais ni perte reportée :

Étape Calcul Montant
Impôt sur la fortune normal 37 000 000 € × 0,5 % 185 000 €
Intérêts de l’année 27 000 000 € × 4,177 % 1 127 790 €
IRC sur ces intérêts 1 127 790 € × 16 % 180 446 €
Contribution au fonds pour l’emploi 180 446 € × 7 % 12 631 €
Plafond de la réduction (IRC et fonds pour l’emploi) 180 446 € + 12 631 € 193 077 €
Réduction de l’impôt sur la fortune, limitée à l’impôt dû minimum de 185 000 € et 193 077 € 185 000 €
Réserve à constituer, pendant cinq ans 185 000 € × 5 925 000 €
Impôt sur la fortune restant 185 000 € − 185 000 € 0 €

L’impôt minimum ne fait pas obstacle : ses 4 815 euros sont eux-mêmes effacés par les 193 077 euros d’IRC de l’année précédente, en l’absence de bonification d’impôt. La réduction peut donc couvrir la totalité des 185 000 euros.

Ce que cela change concrètement : les intérêts restent imposés, puisque la société paie ses 193 077 euros d’IRC et de fonds pour l’emploi, plus environ 75 000 euros d’impôt commercial communal si elle est établie à Luxembourg-Ville. Mais 185 000 euros de cet impôt reviennent sous forme d’impôt sur la fortune effacé. Au total, la charge fiscale nette du placement tombe à environ 83 000 euros pour 1 127 790 euros d’intérêts, soit un peu plus de 7 %. Laisser la même trésorerie sur un compte non rémunéré coûte au contraire 185 000 euros par an, sans aucun revenu en face.

Notez tout de même quatre points. Le décalage d’une année d’abord : les intérêts d’une année plafonnent la réduction de l’impôt sur la fortune de l’année suivante, et le calcul suppose une fortune imposable toujours de 37 millions au 1er janvier de cette année suivante. La réserve de 925 000 euros ensuite : le bénéfice de l’année du placement, environ 675 000 euros une fois payés l’IRC, l’impôt commercial et l’impôt sur la fortune de cette même année, ne suffit pas, et la société complète avec des réserves libres existantes, ce que la loi permet. Cette réserve est un poste de capitaux propres : elle ne bloque pas la trésorerie, elle interdit de la distribuer pendant cinq ans. Enfin, la demande se fait dans la déclaration de l’année du placement, la réserve doit figurer au plus tard au bilan clôturé au cours de l’année de la réduction, et une distribution anticipée fait revenir l’impôt économisé, à raison d’un cinquième du montant distribué.

L’exemple « Holding avec trésorerie placée » du simulateur reproduit ce cas.

Société non résidente et groupe intégré : deux cas à part

La société non résidente (par exemple une société française qui exploite un établissement stable au Luxembourg) n’est imposée que sur sa fortune luxembourgeoise et ne paie pas de minimum. Elle peut demander la réduction par réserve si son établissement tient une comptabilité séparée. Le bouton « Non résidente » du simulateur applique ces règles.

Le groupe fiscalement intégré n’existe pas en matière d’impôt sur la fortune : chaque société paie le sien. Le total des minimums dus par les sociétés du groupe est toutefois plafonné à 32 100 euros. Avec un minimum de 4 815 euros au plus par société, ce plafond ne joue qu’à partir de sept sociétés ; le simulateur, qui calcule une société à la fois, ne l’applique pas.

Simulation de l'impôt sur la fortune d'une société en entretien avec un dirigeant

Ce que nous voyons dans les premiers bilans

Ce qui suit vient de notre pratique, pas d’une règle officielle. Deux surprises reviennent souvent. La première est celle du dirigeant d’une société encore sans activité, qui découvre l’impôt sur la fortune avec le premier avis. La seconde est celle de la holding, qui pense ne rien payer puisque sa participation est exonérée, et qui paie le minimum parce que son bilan, lui, compte la participation à sa valeur d’achat.

Le simulateur donne un ordre de grandeur fiable pour une PME ou une holding simple. Il ne remplace pas la déclaration, qui part des valeurs fiscales de chaque actif, ni l’avis de votre comptable lorsque la société détient des immeubles, des titres non cotés ou des actifs à l’étranger. Pour l’ensemble des impôts d’une société (IRC, impôt communal et impôt sur la fortune), notre simulateur d’impôt des sociétés fait le calcul complet, et notre article sur l’impôt sur les sociétés au Luxembourg en explique chaque étage.

Si vous préparez la création de votre société, intégrez dès le budget de départ l’impôt minimum de votre palier, qui tombera au 1er janvier suivant la constitution. Notre équipe peut vous accompagner dans la constitution ; pour parler de votre projet, écrivez-nous via le formulaire de contact.

Foire aux questions

Une société sans activité paie-t-elle l’impôt sur la fortune ?

Oui. L’impôt minimum est dû chaque année à partir du 1er janvier qui suit la constitution, même sans bénéfice : 535 euros jusqu’à 350 000 euros de bilan, 1 605 euros jusqu’à 2 millions, 4 815 euros au-delà. Le détail des paliers figure dans la partie sur l’impôt minimum.

Le minimum de 4 815 euros pour les holdings existe-t-il encore ?

Il n’existe plus sous cette forme. Depuis 2025, une holding paie le minimum de son palier de bilan comme toute autre société, soit 1 605 euros si son bilan ne dépasse pas 2 millions d’euros, et 4 815 euros au-delà. La partie sur la réforme de 2025 compare les deux barèmes.

Comment réduire l’impôt sur la fortune d’une société ?

Par une réserve égale à cinq fois la réduction, maintenue cinq ans, dans la limite de l’IRC de l’année précédente et sans descendre sous le minimum. Les conditions et un exemple chiffré sont dans la partie sur la réserve IF.

L’impôt sur la fortune est-il déductible du bénéfice ?

Non, il n’est pas déductible pour le calcul de l’impôt sur le revenu de la société (article 168 de la loi concernant l’impôt sur le revenu). Notre article sur l’impôt sur les sociétés au Luxembourg le situe parmi les autres impôts de la société.

Une société étrangère avec un établissement au Luxembourg paie-t-elle le minimum ?

Non. Une société non résidente n’est imposée que sur sa fortune située au Luxembourg, à l’impôt normal, sans minimum. Voyez la partie sur les cas particuliers.

Faits arrêtés au 8 octobre 2026. Sources : loi modifiée du 16 octobre 1934 concernant l’impôt sur la fortune, paragraphes 8 et 8a ; loi modifiée du 16 octobre 1934 sur l’évaluation des biens, paragraphe 60 ; loi du 20 décembre 2024 ; Cour constitutionnelle, arrêt n° 00185 du 10 novembre 2023 ; Administration des contributions directes, circulaire I. Fort. n° 56 du 12 mai 2026 et pages « Tarif de l’impôt sur la fortune applicable aux collectivités » et « Réduction de l’impôt sur la fortune » ; Guichet.lu, « Impôt sur la fortune ». Cet article informe, il ne remplace pas l’examen de votre situation par un comptable ou un fiscaliste.